D'un entrepôt de vins à une winstub de jeu
Une cave de 1837, une galerie de commis, deux ans de travaux et le choix de ne rien lisser : la maison est restée sombre, basse et sonore comme elle l'a toujours été.
Ce que l'entrepôt contenait encore
Sous la poussière, deux foudres vides de quarante hectolitres, un pupitre de commis à couvercle rabattable et des registres d'expédition qui montaient jusqu'aux années soixante.
Les foudres ont été démontés douve par douve : le bois sert aujourd'hui de plateaux de table, et l'un des fonds est accroché derrière le comptoir.
La galerie menaçait de céder. Elle a été reprise poutre par poutre par un charpentier du Haut-Rhin, avec du chêne coupé dans la vallée voisine.

Six personnes
L'équipe complète, four et cave compris.
Vingt-huit couverts
La salle du haut, en un seul service.
Douze places
La cave de dégustation, réservée aux soirées du mardi.
Trois décisions que nous assumons
Le jeu ne rapporte rien et ne coûte rien : ni mise, ni gain, ni droit d'entrée au tapis.
Les vins viennent tous du Haut-Rhin, y compris quand un client réclame autre chose.
La salle se ferme à trente personnes : au-delà, la voûte devient assourdissante.